Fièvre aphteuse : multiplication des foyers en Europe de l’Est
Trois foyers de fièvre aphteuse ont été confirmés le 21 mars 2025 dans des cheptels bovins du sud de la Slovaquie, le long du Danube, à moins de 20 kms du foyer hongrois confirmé 15 jours auparavant. Fièvre et salivation ont été les 1ers signes observés.
Les trois élevages infectés comptent en tout 2771 bovins, dont 1699 vaches laitières. C’est le 1er foyer déclaré en 50 ans en Slovaquie et en Hongrie.
Le foyer de fièvre aphteuse en Hongrie a concerné un élevage laitier de 1 418 bovins dans le nord-ouest de la Hongrie. Un 1er foyer avait été détecté le 9 janvier dernier en Europe, en Allemagne, dans un cheptel de 14 buffles d’eau, à environ 600 km du foyer hongrois, mais avec une souche différente. Le dernier foyer précédent en Europe remontait à 2011, en Bulgarie.
Aucune introduction en France depuis le 1er février.
Les autorités slovaques ont mis en place des mesures très strictes pour empêcher la propagation. Aucun animal domestique d’espèces sensibles (bovins, ovins, caprins, porcins) n’a été introduit en France (ni en élevage, ni en abattoir) depuis le 1er février depuis la Slovaquie, la Hongrie, l’Autriche ou la Tchéquie.
Le virus de la fièvre aphteuse est enzootique en Turquie, au Proche-Orient, au Moyen-Orient et en Afrique, ainsi que dans de nombreux pays d’Asie et certaines régions d’Amérique du Sud.
La fièvre aphteuse est une maladie infectant les animaux à onglons pairs, notamment les bovins, ovins, caprins et les porcins. C’est une maladie animale virale extrêmement contagieuse, qui se caractérise par l’apparition d’aphtes ou de vésicules, puis d’ulcères sur les muqueuses buccales, nasales, les trayons et entre les onglons.
La vigilance doit être de rigueur…
Une vaste épizootie de Fièvre aphteuse avait touché le Royaume-Uni en 2001, et 2 foyers avaient été rapidement maîtrisés sur le sol français, dont un en Mayenne. Depuis cette date, la France est officiellement indemne de Fièvre Aphteuse, et réactualise ses plans d’urgence afin d’éviter une vague de « cocotte » comme en 1952 ou 1957.
Dr LEBOEUF Christophe – Vétérinaire-conseil au GDS Manche